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Chicago hebdo: les cours en hausse, soutenus par des ventes records

Les cours des céréales ont nettement progressé cette semaine à Chicago, les mauvaises récoltes en Europe et des achats conséquents de la Chine soutenant les exportations, tandis que le soja restait stable.

La semaine a débuté avec le rapport des autorités agricoles américaines sur les prévisions de rendement lors des récoltes à venir dans le pays. Le document a fait état d'une baisse attendue des rendements de blé et de maïs par rapport au relevé émis la semaine précédente, ce qui a été favorable aux cours, a remarqué Bill Nelson, de Doane Advisory Services.

En cause: les faibles précipitations dans le MidWest. Pour la semaine prochaine, la situation ne devrait pas s'améliorer, avec même un temps plus sec attendu dans le Centre du pays, a noté la maison de courtage Allendale.

De même, le manque de précipitations en Russie a "inquiété" les investisseurs, a observé Bill Nelson.

La sécheresse en Russie et particulièrement sur le sud (région de Krasnodar) rappelle les problèmes qu'avait connus la Russie en 2010, sans toutefois susciter le même pessimisme à ce stade de l'année, ont noté les analystes d'Agritel.

Selon l'institut russe Ikar, la production de céréales du pays pourrait s'afficher cette année à 91 millions de tonnes contre 93 estimés le mois dernier. Celle de blé serait de 54 millions de tonnes contre 56 millions annoncés précédemment.

La situation pourrait encore se détériorer, a avancé M. Nelson, citant des récoltes qui s'annoncent moins bonnes que prévu en Europe en raison des dégâts causés par la saison hivernale particulièrement froide.

Dans ce contexte, "les chiffres positifs des exportations" ont encore plus renforcé le maïs et le blé, a remarqué l'analyste.

Les ventes de blé et de maïs des Etats-Unis ont augmenté au cours de la semaine achevée le 10 mai, selon les chiffres hebdomadaires communiqués jeudi par le département américain de l'Agriculture (USDA).

Pour le soja, les cours ont été portés par "l'annonce par les autorités américaines que la Chine a acheté (mercredi) 4.800 tonnes" de cet oléagineux, a indiqué Bill Nelson. Les cours sont toutefois restés stables sur la semaine.

Cette dernière transaction a fait de mercredi la neuvième plus importante séance de l'histoire agricole américaine en termes de volumes d'échanges, a souligné l'agence Dow Jones Newswire.

Les Etats-Unis sont les premiers producteurs mondiaux de soja et de maïs et les premiers exportateurs de blé.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en juillet a terminé à 6,3550 dollars vendredi contre 6,08 dollars la semaine précédente à la clôture, progressant de 4,52%.

Le boisseau de blé à même échéance a avancé à 6,9525 dollars contre 5,9275 dollars vendredi dernier (+17,29%).

Le contrat sur le boisseau de soja pour livraison en juillet a fini presque stable à 14,05 dollars contre 14,06 dollars une semaine plus tôt à la clôture, soit une très légère baisse hebdomadaire de 0,07%.

NEW YORK, 18 mai 2012 (AFP)

Crise alimentaire au Sénégal: aide du PAM à des populations de Casamance (sud)

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a lancé vendredi une opération de distribution de bons d'achats de céréales à des populations de Casamance, dans le sud du Sénégal, pays affecté par la crise alimentaire, a constaté un journaliste de l'AFP.

La distribution a été lancée à Bignona, à une trentaine de kilomètres au nord de Ziguinchor, la principale ville de la région, en présence d'environ un millier de personnes dont des autorités locales et la représentante du PAM au Sénégal, Mme Ingeborg Maria Breuer.

L'objectif est de venir en aide aux populations affectées par les effets conjugués de la mauvaise campagne agricole 2011-2012 et de la hausse des prix des denrées alimentaires, selon le PAM, qui mène diverses opérations en faveur des personnes touchées par la crise alimentaire au Sénégal.

D'après les chiffres communiqués lors de la cérémonie, cette distribution de bons d'achat concerne quelque 5.500 personnes (915 ménages) à Bignona, 45.000 personnes (7.500 ménages) à Ziguinchor et près de 14.000 personnes (plus de 2.200 ménages) à Adéane, autre ville de la région.

"Notre objectif est d'assister 145.000 personnes avec des bons d'achat alimentaire dans les communautés rurales et urbaines les plus vulnérables où les marchés locaux sont bien approvisionnés en vivres mais où ces personnes n'ont pas les moyens d'en acheter", a expliqué Mme Ingeborg Maria Breuer dans un communiqué diffusé par le PAM.

"Au total, les différentes activités que le PAM est en train de mettre en oeuvre nous permettront, d'ici à la fin du mois de juin, d'aider 806.000 personnes" à travers le pays, a-t-elle ajouté.

Les bons d'achat sont des tickets d'une valeur de 3.500 FCFA (5,3 euros) par personne, mais aucune famille ne peut recevoir pour plus de six personnes à la fois 21.000 FCFA (32 euros), d'après des bénéficiaires interrogés par l'AFP, qui n'ont pas souhaité être identifiés.

D'après des humanitaires, la crise alimentaire affecte le Sénégal et d'autres pays du Sahel, dont le Tchad, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger.

BIGNONA (Sénégal), 18 mai 2012 (AFP)

Obama fait appel au secteur privé pour lutter contre la faim dans le monde

Barack Obama a dévoilé vendredi une nouvelle initiative, à laquelle participent nombre d'entreprises privées, destinée à extraire 50 millions de personnes de la pauvreté à travers le monde à l'horizon de 10 ans.

Quelques heures avant le début du sommet du G8, prévu à Camp David, près de Washington, M. Obama a annoncé que Washington s'était allié à 45 sociétés pour mettre en place ce plan d'action qui doit aider à améliorer les rendements agricoles des pays en développement.

"En tant que président, j'y vois un impératif moral. En tant que pays le plus riche du monde, j'estime que les Etats-Unis ont l'impératif moral d'être à la pointe de la lutte contre la faim et la malnutrition", a lancé M. Obama lors d'un discours à Washington.

"Nos objectifs sont clairs: augmenter les revenus des agriculteurs, et, au cours des dix prochaines années, aider 50 millions d'hommes, femmes et enfants à sortir de la pauvreté", a-t-il dit.

Parmi les 45 entreprises partenaires figurent Pepsi ou le géant de la chimie Dupont, qui compte aider les petits éleveurs et agriculteurs en Afrique.

Les entreprises ont promis 3 milliards de dollars qui iront notamment à l'achat de graines et d'infrastructures.

Cette annonce intervient au moment où arrivent à échéance les promesses de dons faites en 2009 par les pays du G8 de mobiliser 20 milliards de dollars sur trois ans afin de lutter contre la faim dans le monde en investissant dans l'agriculture. Une partie du sommet du G8 de Camp David doit être consacrée à ce dossier.

Vendredi, le président américain a assuré que l'initiative, baptisée "Nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition", ne se substituerait pas à l'aide fournie par Washington aux zones où sévit la famine.

Dans un communiqué, la Commission européenne a souligné que l'Union européenne avait fait figure de "partenaire actif" dans la mise en place de la "Nouvelle alliance". "Nous sommes persuadés qu'en faisant travailler ensemble les donateurs et le secteur privé, nous pourrons nous attaquer aux racines de la faim dans le monde et l'éradiquer", ont réagi la commissaire à l'Aide humanitaire, Kristalina Georgieva, et son collègue chargé du développement, Andris Piebalgs, cités dans le communiqué.

WASHINGTON, 18 mai 2012 (AFP)

France: l'interdiction temporaire du maïs OGM Monsanto confirmée

Le conseil d'Etat français a rejeté vendredi le recours en référé déposé par deux exploitations agricoles contre l'arrêté d'interdiction du maïs transgénique Monsanto pris mi-mars par le gouvernement.

Le 16 mars, Bruno Le Maire, alors ministre de l'Agriculture, avait annoncé "une mesure conservatoire visant à interdire temporairement" la culture du maïs transgénique Monsanto (MON810) afin de "protéger l'environnement", affirmant que cette décision avait été prise "en raison de la proximité des semis".

Deux sociétés, l'EARL de Commenian et l'Earl de Candelon installées dans la région Midi-Pyrénées, avaient saisi en référé le 17 avril le conseil d'Etat au motif entre autres que l'arrêté ministériel leur portait "un préjudice économique grave et immédiat", faisant valoir qu'ils avaient déjà acheté leurs semences.

Dans son arrêt, le conseil d'Etat a estimé que "l'exécution de cet arrêté ne porte pas atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation des entreprises requérantes ou aux intérêts qu'elles entendent défendre pour constituer une situation d'urgence" et que la "condition d'urgence n'étant pas remplie, la demande de suspension ne peut être accueillie".

Ces deux sociétés ont également saisi le Conseil d'Etat sur le fond. Leur affaire est en cours d'instruction ainsi que celle de l'association générale des producteurs de maïs (AGPM) qui a également déposé un recours sur le fond devant la haute juridiction.

MONSANTO

PARIS, 18 mai 2012 (AFP)

Cuba: 1,5 million d'hectares de terres en usufruit à 163.000 agriculteurs

Près d'un million et demi d'hectares de terres cultivables ont été données en usufruit à quelque 163.000 agriculteurs depuis trois ans à Cuba, afin de tenter de relancer la production agricole, point noir de l'économie cubaine, a indiqué le ministère de l'Agriculture.

"Plus de 1.495.000 hectares des terres en friche que nous comptions au début du processus ont été remises en usufruit et 79% ont été mises en production", a indiqué jeudi à la télévision publique Pedro Olivera, directeur général du centre national de contrôle de la terre du ministère.

Les terres ont été remises à "plus de 163.000 agriculteurs" et sont consacrées pour plus de la moitié à l'élevage (59,4%) et à des cultures diverses (23%), a-t-il précisé en soulignant que le ministère dispose encore de 901.000 hectares de terres en friche.

Cuba dispose d'une superficie de 6,6 millions d'hectares de terres cultivables, dont moins de la moitié (3 millions) étaient en production avant le début du processus de mise en usufruit, fin 2008.

La production agricole a augmenté de 9,8% au premier trimestre 2012, selon les autorités, mais Cuba continue d'importer près de 80% de son alimentation, un poste qui pèse lourdement (environ 1,7 milliard de dollars) sur ses finances publiques.

Le gouvernement cubain a déclaré priorité "stratégique" la production alimentaire et s'est efforcé de libéraliser la production et la commercialisation des produits agricoles, encore largement du ressort de l'Etat.

LA HAVANE, 18 mai 2012 (AFP)

Syngenta veut investir 500 millions de dollars en Afrique

Le numéro un mondial de l'agrochimie, le suisse Syngenta, veut investir plus de 500 millions de dollars (394 millions d'euros) sur dix ans en Afrique afin d'y développer son activité, a-t-il annoncé vendredi.

Syngenta prévoit notamment de recruter et de former plus de 700 personnes dans le secteur de l'agronomie, de mettre en place des réseaux de distribution et de logistique, ainsi que des unités locales de production, a précisé le groupe bâlois dans un communiqué.

L'objectif du leader du secteur est de toucher plus de 5 millions de producteurs en Afrique, de réaliser des gains de productivité d'au moins 50% et de dégager un chiffre d'affaires d'un milliard de dollars sur dix ans, a-t-il ajouté.

"Notre ambition est de contribuer à transformer l'agriculture africaine", a souligné le directeur général de Syngenta, Mike Mack, cité dans le communiqué. "Nous comptons jouer un rôle de premier plan dans les partenariats public-privé qui seront nécessaires à la concrétisation de cette transformation", a-t-il indiqué.

Selon le patron de Syngenta, le groupe helvétique veut "offrir aux producteurs les connaissances, les outils, la technologie et les services dont ils ont besoin, indépendamment de la superficie de leurs champs ou du système de culture qu'ils utilisent".

Syngenta, qui produit des semences, des engrais et de produits de protection pour les cultures, a réalisé l'année dernière un bénéfice net en hausse de 14% à 1,6 milliard de dollars. Sur un chiffre d'affaires total de 13,3 milliards (+14%), près de 4 milliards sont enregistrés dans la région Europe, Afrique et Moyen Orient. L'Afrique représente moins de 10% des ventes de cette région.

SYNGENTA

ZURICH, 18 mai 2012 (AFP)

Chicago: le maïs, le blé et le soja poursuivent leur hausse

Le blé, le maïs et le blé ont poursuivi leur hausse jeudi, soutenus par un rapport hebdomadaire sur les ventes qui a montré une augmentation des exportations de céréales américaines.

Le maïs et le blé ont été soutenus "par les chiffres positifs des exportations", tandis que le soja a bénéficié de l'optimisme suscité par "l'annonce par les autorités américaines que la Chine a acheté (mercredi) 4.800 tonnes" de cet oléagineux, a indiqué Bill Nelson, de Doane Advisory Services.

Cette dernière transaction a fait de mercredi la neuvième plus importante séance de l'histoire agricole américaine en termes de volumes d'échanges, a souligné l'agence Dow Jones Newswire.

Les Etats-Unis sont les premiers producteurs mondiaux de soja et de maïs et les premiers exportateurs de blé.

Ainsi, les ventes de blé et de maïs des Etats-Unis ont augmenté au cours de la semaine achevée le 10 mai, selon les chiffres hebdomadaires communiqués jeudi par le département américain de l'Agriculture (USDA).

"Dans le cas du blé, on a profité de la sécheresse en cours en Russie: les cours ont pris 10% cette semaine", a dit M. Nelson.

Et la situation devrait davantage se détériorer, a-t-il avancé, citant des récoltes qui s'annoncent moins bonnes que prévu en Europe en raison des dégâts causés par la saison hivernale particulièrement froide.

Pour ce qui est du maïs, les cours "ont continué de suivre la tendance haussière" de la veille, a résumé N. Nelson.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en juillet, dont c'est le deuxième jour comme contrat de référence, a fini à 6,25 dollars contre 6,2000 dollars mercredi.

Le boisseau de blé à même échéance a terminé à 6,5775 dollars contre 6,3875 dollars.

Le contrat sur le boisseau de soja pour livraison en août a terminé à 14,0525 contre 13,9525 dollars.

CHICAGO, 17 mai 2012 (AFP)

Cuba accuse les Etats-Unis du "vol" de sa marque de rhum Havana Club

Cuba a accusé jeudi les Etats-Unis du "vol" de sa marque emblématique de rhum Havana Club, après un verdict de la Cour suprême américaine rejetant un appel du français Pernod Ricard contre l'Américain Bacardi, les deux groupes se disputant la propriété de la marque.

"Si le gouvernement des Etats-Unis ne fait rien, il sera l'unique responsable du vol de la marque Havana Club dont le titulaire légitime, la compagnie Cubaexport (associé de Pernod Ricard) et des conséquences négatives qui en découleront pour la protection réciproque de la propriété industrielle", affirme un communiqué du ministère cubain des Affaires étrangères, publié par le quotidien officiel Granma.

La Cour suprême américaine a conclu lundi une bataille judiciaire entamée dans les années 90 entre les deux groupes de spiritueux en rejetant un appel de Pernod Ricard contre Bacardi, qui vend aux Etats-Unis un rhum fabriqué à Puerto Rico sous le nom de Havana Club.

La marque Havana Club était enregistrée aux Etats-Unis de 1976 à 2006 par Pernod Ricard qui, en joint venture avec Corporacion Cuba Ron SA, distribue son rhum dans 120 pays, sauf les Etats-Unis en raison de l'embargo économique appliqué par Washington contre Cuba depuis 1962.

La rénovation de cet enregistrement a fait l'objet d'un long processus judiciaire conclu lundi par la Cour suprême américaine.

Le ministère cubain des Affaires étrangères attribue ce verdict aux "manoeuvres" des milieux anticastristes aux Etats-Unis, "en rétribution des généreuses contributions financières qu'ils reçoivent de la compagnie Bacardi".

Bacardi a été fondé en 1862 à Cuba, mais tous ses biens ont été nationalisés après l'arrivée au pouvoir à Cuba de Fidel Castro en 1959.

Pernod Ricard a annoncé parallèlement l'enregistrement aux Etats-Unis d'une nouvelle marque de rhum cubain, Havanista, "dédié au seul marché américain qui sera commercialisé le jour où la levée de l'embargo contre Cuba le permettra".

En 2011, les ventes de Havana Club ont atteint 3,84 millions de cartons de neuf litres, selon Pernod Ricard.

PERNOD-RICARD

LA HAVANE, 17 mai 2012 (AFP)

Ventes hebdomadaires de blé et de maïs en hausse, chute du soja

Les ventes de blé et de maïs des Etats-Unis ont augmenté au cours de la semaine achevée le 10 mai, tandis que celles de soja ont chuté, selon des chiffres hebdomadaires communiqués jeudi par le département américain de l'Agriculture (USDA).

Sur les deux campagnes commerciales 2011/2012 et 2012/2013, les ventes de blé ont atteint 711.400 tonnes alors qu'elles étaient de 550.500 tonnes la semaine précédente. Les ventes de maïs étaient de 865.100, contre 473.400.

Pour la prochaine campagne, les ventes de maïs de 525.700 tonnes ont concerné avant tout des destinations inconnues (316.200), la Chine (111.700 tonnes) et le Mexique (72.800).

Les experts du secteur tablent depuis des mois sur une explosion des importations chinoises de maïs car Pékin peinerait à satisfaire la demande intérieure en céréales qui explose.

Les ventes de soja ont elles en revanche chuté à 673.400 tonnes contre 1,827 million la semaine précédente, au cours de laquelle la Chine avait été derrière la majeure partie des ventes de cette plante oléagineuse pour la campagne 2012/2013 (911.000 tonnes sur 1.360.500).

Les Etats-Unis sont les premiers producteurs mondiaux de soja et de maïs et les premiers exportateurs de blé.

WASHINGTON, 17 mai 2012 (AFP)

L'Europe, enjeu majeur pour l'agriculture selon Le Foll qui a pris ses fonctions

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a réaffirmé jeudi lors de la passation de pouvoirs avec son prédécesseur Bruno Le Maire, que l'Europe sera l'enjeu majeur pour l'agriculture.

"L'enjeu majeur, ce sera l'enjeu européen pour l'agriculture, la réforme de la politique agricole commune (PAC)", a déclaré M. Le Foll alors qu'il raccompagnait Bruno Le Maire sur le perron de l'Hôtel de Villeroy, siège du ministère, lors d'une courte cérémonie de passation de pouvoirs, sans discours.

Pour le nouveau ministre, il convient de s'interroger sur "le sens que l'on doit donner à l'agriculture en Europe et en France". "Comment peut-on offrir des perspectives et permettre à l'agriculture française dans sa diversité de pouvoir se développer et assurer à partir de là de l'emploi et de la richesse", a ajouté M. Le Foll devant les journalistes.

A propos du travail réalisé par Bruno Le Maire, le nouveau ministre de l'agriculture, interrogé plus tôt dans la matinée sur Europe1, l'avait qualifié de "positif". Il avait toutefois ajouté qu'"il y a des chantiers qui restent à négocier: la réforme de la politique agricole, la question européenne et la question de la ruralité".

Philippe Mauguin, qui accompagnait le nouveau ministre lors de la cérémonie de passation de pouvoirs, sera son prochain directeur de cabinet.

Ingénieur agronome, M. Mauguin était Directeur des pêches maritimes et de l'aquaculture (DPMA) depuis mai 2009. Parmi ses précédents postes, il a aussi été directeur de l'Institut national des appellations d'origine (Inao) de 2002 à 2006. Il a également été conseiller pour l'agriculture, la forêt et l'alimentation du Premier ministre, Lionel Jospin, de 1997 à 2001.

PARIS, 17 mai 2012 (AFP)

Japon: une paire de melons vendue 10.000 euros aux enchères

Un lot de deux melons s'est vendu un million de yens (10.000 euros) jeudi lors d'une vente aux enchères dans le nord du Japon, un prix élevé mais, crise oblige, qui est très loin du record établi en 2008.

Un acheteur inconnu a emporté la paire de melons Yubari, à la chair orange, au premier jour de la saison des ventes à Sapporo, dans l'île septentrionale de Hokkaido.

En 2008, un lot identique de deux melons produits dans l'ex-ville minière de Yubari (nord) s'était vendu aux enchères 2,5 millions de yens.

Au Japon, où une simple pomme peut coûter plus de 4 euros et un panier de cerises environ 80 euros, les consommateurs sont habitués à payer le prix fort pour des fruits de qualité.

TOKYO, 17 mai 2012 (AFP)

La sécheresse due à la Niña pénalisera les récoltes de soja en Amérique du sud

Les récoltes de soja devraient être frappées en 2012 en Amérique du sud par la sécheresse provoquée par le phénomène climatique de la Niña, avec des baisses de 11,5% à prévoir au Brésil et de 19% en Argentine, qui à eux seuls représentent la moitié de la production mondiale.

Au Brésil, deuxième producteur au monde, la récolte sera en 2012 de 66,6 millions de tonnes contre 75,3 millions de tonnes en 2011, soit une inflexion de 11,5%, selon l'agence gouvernementale Compagnie nationale d'approvisionnement (Conab).

En Argentine, troisième producteur mondial, elle passera de 49,2 millions de tonnes en 2011 à 41 millions cette année, pour une baisse de 18,5%, selon les prévisions de la Bourse de céréales de Buenos Aires.

Ces deux puissances agricoles ont été "affectées par la sécheresse", selon le rapport du mois de mai du département américain de l'Agriculture (USDA).

Au Paraguay on s'attend à une baisse de rendement de 47% par rapport à 2011, chaque hectare produisant 1,55 de tonnes contre 2,91 l'année précédente, selon les chiffres du ministère de l'Agriculture.

Seul l'Uruguay devrait échapper au phénomène. Les récoltes devraient y "dépasser les 2 millions de tonnes, atteignant probablement 2,2 millions de tonnes, un record historique" pour ce pays, a expliqué à l'AFP l'analyste Eduardo Blasina.

En revanche, "la demande continuera d'être forte, la Chine ayant estimé que jusqu'à la fin de 2011, la part de l'Amérique du sud de la production mondiale devait être très importante", a souligné l'analyste Manuel Alvarado Ledesma, de l'institut Consultoria Argroecomica de Argentina.

Une augmentation des importations par la Chine, principal client des sud-américains, est prévue, tirant les prix à la hausse, selon les principaux analystes de la Bourse de Chicago.

Le prix de la tonne de soja, qui a atteint 550 dollars cette année, a légèrement baissé mais demeure actuellement stable au-dessus de 480 dollars la tonne.

BUENOS AIRES, 16 mai 2012 (AFP)

Passation de pouvoirs entre MM. Le Maire et Le Foll jeudi à 09H30

La cérémonie de passation des pouvoirs entre l'ancien ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire et son successeur à l'Hôtel de Villeroy Stéphane Le Foll, aura lieu rue de Varenne à 09H30, a indiqué mercredi le ministère.

Proche de François Hollande, dont il a coordonné la campagne, Stéphane Le Foll, 52 ans, est député européen, spécialiste des questions agricoles et environnementales. Il a également été conseiller technique auprès de Louis Le Pensec, ministre de l'Agriculture en 1997-98 dans le gouvernement de Lionel Jospin.

PARIS, 16 mai 2012 (AFP)

France: Le Foll (Agriculture) fait du budget de la PAC l'une de ses "priorités"

Le nouveau ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire Stéphane Le Foll a affirmé mercredi après sa nomination que l'une de ses priorités serait la question du budget de la Politique agricole commune (PAC).

"Il y aura, bien sur, les questions budgétaires", a-t-il déclaré sur RTL. "Le budget de l'agriculture, c'est 38% du budget européen, donc tout ce qui touchera au budget européen touchera au budget de l'agriculture", a-t-il ajouté alors que la PAC est en pleine renégociation entre partenaires européens.

"Je pense que le monde agricole français est à la fois en attente de l'Europe et en même temps inquiet", a-t-il estimé.

"Il y a une réforme (de la PAC) qui est en cours. Il faut à la fois offrir des vraies perspectives et redonner du sens au projet de l'agriculture européenne", a-t-il poursuivi.

"L'objectif est de faire vivre en France, et en Europe d'ailleurs, la diversité des formes d'agriculture qui existent et qui cohabitent aujourd'hui", a-t-il conclu, plaidant pour "un virage durable vers une agriculture plus durable".

PARIS, 16 mai 2012 (AFP)

La nomination de Le Foll à l'agriculture est un "bon choix" pour la FNSEA

La nomination de Stéphane Le Foll au portefeuille de l'agriculture et de l'agroalimentaire est un "bon choix", a affirmé mercredi Xavier Beulin, le président de la FNSEA, principal syndicat agricole français.

"C'est un bon choix. Nous avons un bon connaisseur de la scène européenne et des questions agricoles", a déclaré à l'AFP M. Beulin qui représente un syndicat marqué à droite.

Le dirigeant syndical s'est aussi félicité que ce portefeuille soit un "ministère de plein exercice avec un ministre de plein droit". "C'est important" au regard des prochaines échéances européennes alors que la politique agricole commune (PAC) est en pleine renégociation, a souligné le président de la FNSEA.

L'ajout du secteur agroalimentaire à l'agriculture permet une "vraie cohérence", a ajouté M. Beulin qui s'est dit "très heureux" de cette décision pour laquelle la FNSEA a beaucoup oeuvré.

La Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), branche spécialisée de la FNSEA, s'est aussi félicitée de la nomination de ce "familier des questions agricoles et européennes", tout en demandant au nouveau ministre de défendre l'élevage laitier.

La Confédération paysanne, syndicat minoritaire marqué à gauche, "accueille positivement cette nomination et espère un changement de méthode" de la part du ministre.

La Confédération paysanne ne manque jamais de critiquer la "cogestion" entre la FNSEA et les gouvernements et réclame une représentation de tous les syndicats d'agriculteurs dans les filières agricoles.

PARIS, 16 mai 2012 (AFP)