Materiels d'élevage et équipement agricole
Spécialiste de la nutrition, de l'hygiène et de l'agroéquipement
Mon panier

Votre panier est vide.

Sous-total: 0,00 €

Toute l'actualité Agricole

>> Soyez informé en direct des actualités agricoles sur notre site Vital Concept.

Une explosion dans une usine de Dieppe fait deux morts

Deux techniciens de maintenance ont perdu la vie dans une explosion, suivie d'un incendie, survenue samedi peu avant 11H00 dans une usine de traitement d'huile à Dieppe (Seine-Maritime) pour une raison encore indéterminée.

Le bilan humain est au total de "onze personnes impliquées", dont un blessé léger et sept autres choquées, selon la préfecture de Seine-Maritime.

Un premier corps a été rapidement retrouvé mais il a fallu attendre plusieurs heures avant la découverte du corps d'un second technicien porté disparu.

Dans un communiqué, le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Stéphane Travert, a fait part "de sa grande tristesse, de sa compassion et de son entière solidarité aux salariés et responsables de l'entreprise" suite à ce drame, et annoncé qu'il se rendrait dimanche sur le site.

L'incendie "est totalement maîtrisé", a fait savoir la préfecture dans un nouveau communiqué en début de soirée. "Quelques foyers résiduels sont toujours observés. Les sapeurs-pompiers demeureront sur le site la nuit prochaine afin d'observer une veille active", précise le texte.

"Une enquête a été confiée à la Police nationale sous la conduite des services du Procureur du TGI de Dieppe", indique encore la préfecture.

L'accident s'est produit lors "d'une opération de maintenance" dans cette usine Saipol, qui appartient au groupe Avril (ex-Sofiprotéol), et "les causes de l'explosion sont inconnues à ce stade", selon la préfecture et la direction du groupe Avril.

Après l'explosion, "un violent incendie s'est déclenché dans le bâtiment où sont réalisées les opérations techniques", a indiqué la préfecture.

L'incendie a provoqué une importante colonne de fumée, visible de toute la ville. Vers 15H00, de la fumée s'échappait encore du bâtiment de six étages, entièrement carbonisé, où s'est produit l'explosion, a constaté un photographe de l'AFP.

L'usine est située sur le bassin du port, face au centre-ville. Onze personnes se trouvaient samedi matin sur le site, qui emploie 40 salariés, a indiqué Avril dans un communiqué : "quatre personnes de l'entreprise de sous-traitance (...) ainsi que six personnes de l'usine Saipol et un autre intervenant externe".

Originaires de la région, les deux techniciens travaillaient "en binôme" pour une société de prestations spécialisée dans la maintenance, la SNAD, a précisé à l'AFP le sous-préfet de Dieppe.

Selon un porte-parole du groupe Avril, l'explosion est survenue au niveau de l'atelier d'extraction". Dans ce local est notamment extraite, à l'aide d'un solvant, l'huile contenue dans les résidus solides issus des presses, a expliqué le groupe.

-"Risques de pollution maîtrisés"-

"Les risques de pollution sont semble-t-il maîtrisés", a déclaré à l'AFP le député Sébastien Jumel (PCF), qui a été maire de Dieppe de 2008 à 2017.

"Dès lundi, nous demanderons à la préfecture et à Bruno Le Maire une table ronde" pour étudier les conséquences, notamment sociales, de cet accident, a affirmé l'élu dieppois.

"L'usine avait été arrêtée depuis 24 heures pour une opération classique de nettoyage", a-t-il ajouté. Selon M. Jumel, la SNAD intervient dans d'autres usines de Saipol, notamment à Grand-Couronne (Seine-Maritime), près de Rouen.

Le groupe Avril a assuré que "toutes les procédures habituelles de prévention et de sécurité étaient conformes".

Selon la préfecture, "cette entreprise n'est pas classée Seveso et seulement soumise à autorisation administrative d'exploitation".

Fabienne Buccio, préfète de la région Normandie, "a pris un arrêté notifiant à l'exploitant les mesures d'urgence à prendre suite à cet événement (gardiennage, surveillance, purge des circuits,etc...)", a indiqué la préfecture.

Au plus fort de l'intervention, "40 sapeurs-pompiers, des équipages de police et une équipe du SAMU" ont été mobilisés, selon la préfecture, qui a précisé qu'"une cellule d'urgence médico-psychologique" a été mise en place à l'hôpital de Dieppe.

Le groupe Avril est le leader des filières françaises des huiles et protéines végétales (marques Lesieur, Puget, Matines, Sanders...).

Son ancien président Xavier Beulin, décédé soudainement en 2017, était aussi le patron du principal syndicat agricole français, la FNSEA.

Sa filiale Saipol produit des huiles végétales pour l'alimentation, des tourteaux pour l'alimentation animale, mais aussi du biodiesel et de la glycérine végétale, utilisée dans de nombreuses industries.

L'usine de Dieppe est spécialisée dans la transformation des graines de colza en huiles végétales brutes et en tourteaux.

cor-cht-jmi-jlv-mcl/ct

Dieppe, 17 fév 2018 (AFP)


Explosion dans une usine de Dieppe: le disparu retrouvé mort

Le technicien porté disparu après l'explosion qui s'est produite samedi matin dans une usine de Dieppe (Seine-Maritime) a été retrouvé mort en milieu d'après-midi, a annoncé le sous-préfet de Dieppe, Jehan-Eric Vinclair.

"On vient de retrouver le deuxième corps", a déclaré à la presse le représentant de l'Etat, peu avant 15h30. Le bilan de l'explosion, dont les causes restent encore inconnues, s'élève donc à deux morts et un blessé léger.

Originaires de la région, les deux personnes décédées appartenaient à une entreprise sous-traitante et intervenaient dans cette usine Saipol de Dieppe, propriété du groupe agroalimentaire Avril. L'accident s'est produit lors d'une opération de maintenance.

L'usine de Dieppe, qui emploie 40 salariés, est spécialisée dans la transformation des graines de colza en huiles végétales brutes et en tourteaux pour l'alimentation des élevages.

Dieppe, 17 fév 2018 (AFP)


Zones défavorisées: à vendre "villages pittoresques" de l'Aude

A vendre "village pittoresque", "entre mer et montagne" ou "fort sympathique": par solidarité avec leurs agriculteurs en colère, des communes du secteur de La Piège (Aude) se sont symboliquement mises en vente sur le site Le Bon Coin.

Saint-Julien de Briola, Fanjeaux, Orsans, Saint-Amans, Laurac, Ribouisse, Generville, Villautou Fanjeaux, Lacassaigne... autant de villages audois mis en vente pour protester contre l'exclusion possible de leurs éleveurs de la carte des zones défavorisées, dont la réforme est actuellement en discussion.

Cette vente, qui ne donne aucun prix, fait "suite à une série de décisions injustes", "à l'abandon du monde rural par l'État et à la surdité du ministère de l'Agriculture", peut-on lire notamment sur les petites annonces.

Pour tout renseignement, "l'acheteur" est invité à s'adresser à Stéphane Travert, ministre de l'Agriculture. Il doit faire des "offres sérieuses", "Perlimpinpin abstenez-vous", prévient ainsi la commune de Fanjeaux.

Entre dérision et défaitisme, les annonceurs mettent en exergue les qualités de tous les villages mais aussi constatent les conséquences du déclassement possibles de leurs terres, privant les exploitants de l'ICHN, l'indemnité compensatoire de handicaps naturels.

A Fanjeaux, où les habitants ont installé des panneaux "maisons à vendre", l'annonce publiée sur leboncoin.fr concerne "de nombreuses exploitations endettées mais où vous serez toujours accueillis avec le sourire", "des écoles rurales en désuétude mais premier rempart des valeurs de la République"...

En revanche, elle ne comprend pas "un havre de paix que l'État est en train de détruire dans l'indifférence la plus totale".

De son côté, Cazalrenoux, "belle commune de 13,5 km2", vend des éleveurs d'ovins et bovins, "une espèce en voie de disparition mais non protégée", un "éleveur de porc tout autant menacé", "des agriculteurs, a priori, considérés comme nuisibles".

"Tout est à vendre", clame également Saint-Julien de Briola: ses 84 habitants, ses exploitations agricoles, céréalières ou élevages, conventionnelles ou bio, une fromagerie, une église en bon état, une salle des fêtes et son comité des fêtes, une mairie avec son maire, ses adjoints et même ses deux employés municipaux.

La commune déplore avoir été reclassée depuis peu en zone de plaine. Et d'ironiser: c'est peut-être à cause de ses terres pentues, pauvres et caillouteuses...

"Information aux futurs acquéreurs", alerte Villautou: "grâce à la disparition de l'agriculture, landes, friches, genêts, ronces, mauvaises herbes... envahiront le paysage, rendant nos collines sujettes aux incendies".

Villautou insiste encore sur l'abandon de l'État: "Tout contact téléphonique étant pour ainsi dire impossible (ligne fixe hors d'usage, pas de réseaux pour les portables), veuillez prendre contact avec Stéphane Travert".

Outre les villages, une ferme bio avec gites à Cazalrenoux ou encore le domaine agricole de Barca ont publié leurs propres petites annonces sur le site leboncoin.fr.

Toulouse, 17 fév 2018 (AFP)


Coton hebdo: les cours fléchissent face à l'abondance de l'offre

Les cours du coton échangé à New York se sont légèrement repliés cette semaine, l'anticipation d'une offre abondante contrebalançant des ventes solides à l'étranger.

"Les exportations américaines ont gardé leur rythme frénétique la semaine dernière", indique Peter Egli de Plexus Cotton.

Au total 498.400 balles de coton, Upland et Pima, ont été vendues lors de la semaine achevée le 8 février à des acheteurs étrangers en provenance de 19 pays différents, la Chine en tête avec 105.300 balles commandées.

Même si c'est un peu moins que la semaine précédente, ces exportations restent solides.

Comme le reste des matières premières américaines, le coton cultivé aux Etats-Unis profite de la baisse du dollar, au plus bas depuis décembre 2014 face à un panier composé des grandes devises.

Pour les acheteurs munis d'autres monnaies, un affaiblissement du dollar rend en effet moins cher les commandes de fibre blanche américaine.

Dans le même temps, l'offre de coton reste abondante et "la superficie consacrée (à la fibre blanche) en 2018 aux Etats-Unis devrait augmenter de façon importante par rapport à 2017", rappelle Louis Rose de Rose Commodity Group qui anticipe jusqu'à 13,5 millions d'acres.

Le Conseil américain du coton, la fédération professionnelle du secteur, s'attend de son côté à 13,1 millions d'acres, ce qui représenterait déjà une augmentation de 3,7% par rapport à l'an dernier (12,6 millions).

"Cela va dépendre bien sûr de la façon dont évoluent les prix du coton par rapport aux autres produits agricoles avant que ne commence vraiment la saison des semis, des conditions météorologiques et, en fonction, de la proportion des champs plantés qui seront effectivement récoltés", soulignent les analystes de Commerzbank.

Pour Peter Egli, l'accélération de la hausse des prix observée aux Etats-Unis peut jouer en faveur d'une remontée des prix.

"Les investissements dans les matières premières sont en général vues comme une façon de se protéger contre l'inflation", rappelle-t-il.

La livre de coton pour livraison en mai, le contrat désormais le plus actif sur l'Intercontinental Exchange (ICE), a terminé vendredi à 77,16 dollars contre 77,63 cents à la clôture vendredi dernier (-0,61%).

L'indice Cotlook A, moyenne quotidienne des cinq prix du coton les plus faibles sur le marché physique dans les ports d'Orient, s'affichait à 86,85 dollars les 100 livres jeudi contre 86,70 dollars la semaine précédente (+0,17%).

New York, 16 fév 2018 (AFP)


Chicago hebdo: maïs, blé et soja aidés par la météo et le dollar

La crainte de voir le temps sec en Argentine et aux Etats-Unis affecter la production ainsi que la baisse du dollar ont largement contribué cette semaine à la montée des cours du maïs, du blé et du soja.

"Les inquiétudes sur la conséquence de la sécheresse sur la récolte en Argentine vont et viennent depuis plusieurs semaines", rappelle Dewey Strickler de Ag Watch Market Advisors. A ses yeux toutefois, toute réduction de la production dans ce pays, premier exportateur mondial de tourteaux de soja, devrait être compensée par la hausse de la récolte au Brésil.

Les cours du blé évoluent aussi beaucoup depuis le début de l'année en fonction de la météo dans la région des Plaines, dans le centre des Etats-Unis, où est cultivé le blé d'hiver.

Plus de 40% des champs de blé d'hiver sont actuellement touchés par la sécheresse, les Etats de l'Oklahoma et du Texas étant particulièrement affectés, selon une agence gouvernementale.

"Cela deviendra un élément crucial le mois prochain quand la récolte commencera à sortir de sa période de dormance", souligné M. Strickler.

De façon plus générale, les marchés agricoles ont été fortement influencés cette semaine par la baisse du dollar, au plus bas en trois ans face à un panier composé des principales devises.

Ce repli de la monnaie américaine rend moins cher les produits en provenance des Etats-Unis pour les investisseurs munis d'autres devises.

Les ventes de maïs, à la peine pendant plusieurs mois, en ont particulièrement profité: elles bondissent depuis un mois et ont encore largement dépassé les attentes la semaine dernière.

"Même si la sécheresse s'atténue, la vigueur de ces ventes devrait empêcher les cours du maïs de redescendre beaucoup", estime Mike Zuzolo de Global Commodity Analytics.

Les prix des matières agricoles sont aussi soutenus par l'anticipation d'une accélération de l'inflation au cours des prochains mois aux Etats-Unis. Cela pourrait inciter la banque centrale américaine à relever plus rapidement que prévu ses taux d'intérêt.

"Il y a une corrélation historique entre les prix à la consommation et les cours des matières premières", relève M. Zuzolo. Quand l'inflation se met à galoper, "les actifs tangibles comme l'immobilier, les terrains agricoles ou les matières premières sont plus prisés", explique-t-il.

Parallèlement, la hausse des taux d'intérêt affaiblit un peu l'attraction des investisseurs pour le marché des actions, déjà à un niveau élevé aux Etats-Unis. "Les investisseurs cherchent d'autres endroits pour placer leur argent, dont les matières premières", ajoute M. Zuzolo.

Après un jour férié lundi aux Etats-Unis, les investisseurs continueront à surveiller de près les conditions météorologiques en Argentine et dans la région des Plaines ainsi que les premières grandes prévisions par le ministère américain de l'Agriculture des superficies consacrées à chaque produit agricole aux Etats-Unis.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mars, le contrat le plus actif, a terminé vendredi à 3,6750 dollars contre 3,6200 dollars vendredi dernier à la clôture (+1,52%).

Le boisseau de blé pour mars, également le contrat le plus échangé, a fini à 4,5775 dollars contre 4,4900 dollars la semaine dernière (+1,50%).

Le boisseau de soja pour mars, contrat le plus actif, a clôturé à 10,2150 dollars contre 9,8300 dollars vendredi dernier (+3,92%).

Chicago, 16 fév 2018 (AFP)


Algues vertes: l'Etat condamné à verser plus de 500.000 euros à Saint-Brieuc

Le tribunal administratif de Rennes a condamné l'État à payer 556.509 euros à une communauté d'agglomération pour n'avoir pas su empêcher la prolifération d'algues vertes dans la baie de Saint-Brieuc, selon un jugement consulté vendredi par l'AFP.

Cette somme vise à dédommager Saint-Brieuc Armor Agglomération pour les opérations de ramassage, de transport et de traitement des algues vertes qu'elles a entreprises au cours des années 2014, 2015 et 2016.

Le préfet de la région Bretagne et le préfet des Côtes d'Armor ont décidé de faire appel de ce jugement, selon un communiqué diffusé vendredi soir.

Entre 2010 et 2016, Saint-Brieuc Armor Agglomération a procédé au ramassage de 3.860 tonnes d'algues vertes par an en moyenne, selon son site internet. Un pic de 20.000 tonnes a même été atteint en 2009.

Dans son jugement daté du 9 février, le tribunal estime que cette situation est due aux "carences de l'État" dans "la mise en oeuvre de la réglementation européenne et nationale destinée à protéger les eaux de toute pollution d'origine agricole".

Évoquant des "carences fautives", le tribunal rappelle en effet que la France a été condamnée le 13 juin 2013 par la Cour de justice de l'Union européenne pour avoir manqué à ses obligations dans ce domaine.

La prolifération des algues vertes "n'aurait pas revêtu (...) une ampleur aussi prononcée et persistante si les directives" européennes "avaient été intégralement transposées" dans les délais prescrits, pointe la juridiction administrative.

L'été dernier encore, des plages de la baie de Saint-Brieuc avaient dû être fermées en raison de la prolifération des algues vertes.

Fraîchement échouées, les algues vertes sont inoffensives. Mais au bout de 48 heures, elles commencent à pourrir et dégagent du sulfure d'hydrogène. Malodorant, ce gaz est très toxique. A l'été 2011, 36 sangliers avaient été retrouvés morts dans l'estuaire du Gouessant, près de Saint-Brieuc.

Rennes, 16 fév 2018 (AFP)


Budget 2019: Lancement de la concertation sur la réforme de la fiscalité agricole

Les ministres de l'Economie Bruno Le Maire et de l'Agriculture Stéphane Travert ont lancé vendredi la concertation sur la réforme de la fiscalité agricole, qui se déroulera sur quatre mois en y associant députés, sénateurs et professionnels agricoles.

L'objectif de cette concertation est de faire évoluer la fiscalité "afin qu'elle soit davantage adaptée à la vie économique des exploitations agricoles, en confortant leur viabilité et leur compétitivité", ont indiqué les ministres dans un communiqué commun.

Lors de la réunion de lancement, le développement de l'impôt sur les sociétés dans le secteur agricole, l'évolution de la Dotation pour aléas (DPA) et de la Dotation pour investissement (DPI) ont notamment été présentées comme des pistes de travail importantes, selon le communiqué.

Les enjeux de la réforme fiscale portent notamment sur l'amélioration de la résilience des entreprises face aux aléas "à travers la constitution de provisions ou d'épargne de précaution".

L'objectif sera aussi de renforcer la compétitivité des entreprises agricoles, de favoriser leur transmission et de prendre en compte la diversification des activités agricoles.

Des propositions de mesures seront présentées devant les commissions des Finances de l'Assemblée nationale et du Sénat d'ici à la fin du premier semestre, de façon à être présentées dans le cadre du projet de budget 2019.

La FNSEA, syndicat majoritaire dans le monde agricole, s'est réjouie vendredi soir du lancement de ce chantier qui faisait partie de ses 13 propositions aux candidats à la présidentielle de 2017.

"Il est urgent et nécessaire de permettre aux agriculteurs de disposer d'outils fiscaux confortant leur compétitivité après deux années aux cours desquelles les aléas économiques et climatiques ont durement touché les exploitations", a estimé le syndicat dans un communiqué vendredi.

La FNSEA milite notamment pour que les agriculteurs puissent disposer d'une épargne de précaution accumulée les "bonnes" années de récolte avec une fiscalité allégée, et utilisable pour permettre la gestion des exploitations en cas de mauvaise année due à un aléa climatique ou un choc de marché (baisse des cours).

"Il s'agit de soutenir aussi les efforts d'investissement des agriculteurs, d'adapter l'impôt sur les sociétés à l'agriculture, d'accompagner la transmission des exploitations et l'installation" indique le syndicat.

Paris, 16 fév 2018 (AFP)


Cacao: Côte d'Ivoire et USA vont enquêter sur le travail des enfants

La Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao, et les Etats-Unis ont signé vendredi à Abidjan un accord destiné à évaluer les "pires formes de travail des enfants" dans la cacaoculture.

Le Comité national des actions de lutte contre le travail des enfants, présidée par Dominique Ouattara, première dame de Côte d'Ivoire, et l'université de Chicago, à travers l'Institut NORC, vont enquêter de 2018 à 2019 "sur l'incidence du travail des enfants dans les zones de productions cacaoyères", selon les termes de l'accord.

"L'enquête permettra d'obtenir une représentation plus fidèle de la prévalence des pires formes de travail des enfants dans la cacaoculture", a déclaré Mme Ouattara, lors d'une cérémonie. "Les résultats de cette recherche pourront nous aider à orienter nos campagnes de sensibilisation en direction des parents".

Les partenaires américains ont promis de leur côté une "étude techniquement valable, juste et objective".

"La signature de cet accord aujourd'hui réaffirme notre engagement à travailler ensemble et à faire le nécessaire pour veiller à ce que les enfants ne soient pas exploités ni mis en danger dans la production du cacao", a souligné David G. Mosby, premier secrétaire de l'ambassade des États-Unis à Abidjan.

Le cacao ivoirien représente environ 40% des parts du marché mondial et 10% du PIB du pays, selon la dernière estimation de la Banque mondiale. L'or brun représente aussi les deux tiers des emplois et des revenus de la population du pays.

Néanmoins, de nombreuses familles agricoles font toujours face à une pauvreté persistante avec moins d'un dollar par jour de revenu. Cette pauvreté est l'un des facteurs qui contribuent au travail des enfants dans les plantations de cacao.

La Côte d'Ivoire est aussi considérée comme une importante destination régionale du trafic d'enfants en provenance des pays frontaliers. Les enfants y viennent pour travailler dans l'agriculture.

Quelque 1,2 million d'enfants ont été engagés dans la cacaoculture en Côte d'Ivoire en 2013/2014, selon les chiffres de la Fondation.

Abidjan, 16 fév 2018 (AFP)


Du houblon planté au coeur de Paris au printemps

Du houblon sera cultivé sur dix sites de la capitale Paris dès le printemps, soit une plantation étendue sur "un kilomètre de mur", à la fois "dans l'espace public et à l'intérieur d'équipements municipaux", a annoncé vendredi la mairie de Paris.

Cette initiative, qui permet de "soutenir la filière brassicole", s'inscrit dans la "nécessité d'une agriculture urbaine productive et respectueuse de l'environnement", a précisé Pénélope Komitès, adjointe chargée des espaces verts, dans un communiqué.

Pour cette opération de végétalisation de la capitale, qui a fait l'objet d'un appel à projets, quatre brasseries parisiennes, une association, une entreprise spécialisée dans la conception et l'aménagement d'espaces agricoles sur toitures et balcons, et deux équipes de services de la ville seront à pied d'oeuvre pour "obtenir une première récolte dès le mois de septembre", ajoute la mairie.

Le houblon est une liane grimpante, qui s'adapte bien au climat parisien et "peut atteindre jusqu'à 10 mètres de hauteur en s'enroulant autour d'un support (corde, câble...)", précise la ville de Paris, qui avait déjà annoncé en juillet dernier le lancement d'une bière brassée dans la capitale, produite au Bois de Vincennes avec l'association Brasseurs de France.

Paris, 16 fév 2018 (AFP)


Le cacao voit rose, le café et le sucre font grise mine

Le cacao s'est repris cette semaine alors que le marché semble miser sur une reprise de la demande, tandis que le café et le sucre ont légèrement reculé.

- Le cacao se reprend doucement -

Les cours du cacao ont atteint jeudi 1.514 livres sterling la tonne jeudi, à son plus haut depuis deux mois et demi, tandis que la cotation new-yorkaise a profité de la faiblesse du dollar pour bondir vendredi à 2.145 dollars la tonne, à leur plus haut depuis près de trois mois.

"La hausse des prix de Londres montre que l'effet de change n'est pas la seule explication de la hausse", ont souligné les analystes de Commerzbank, qui soulignent que la demande mondiale s'annonce robuste.

Les prix ont été plombés en 2017 par la perspective d'une récolte très abondante en Afrique de l'Ouest, région qui représente 70% de l'offre mondiale.

Mais cette baisse marquée des prix a entraîné à son tour un regain d'intérêt des acheteurs, qui reprennent peu à peu de l'intérêt pour le cacao.

- Le marché du café s'assoupit -

Après s'être inscrit en légère hausse au fil de la semaine, pour atteindre mercredi 1.791 dollars la tonne à Londres, à son plus haut depuis près d'un mois, le robusta s'est affaissé vendredi. L'arabica coté à New York s'est également replié vendredi.

"Avec les Vietnamiens sortis de jeu en raison des festivités du Nouvel an et les Américains déjà distraits par le long week-end du Presidents Day (jour férié aux Etats-Unis lundi, ndlr), les volumes sont réduits" et il ne faut donc pas faire grand cas de la baisse de vendredi, ont estimé les analystes du courtier I&M Smith.

Le Vietnam a une importance particulière pour la café puisque le pays est le premier producteur mondial de robusta.

"L'offre de café est plus faible que nous pourraient le laisser penser des prix en berne", ont estimé les analystes de Commerzbank, qui soulignent notamment que la production d'arabica de la Colombie, deuxième plus grand producteur mondial, reste limitée.

- Le sucre secoué par les fonds -

Les prix du sucre ont légèrement flanché sur la semaine.

"La volatilité a été élevée depuis lundi, car de nombreux fonds d'investissement ont dû se repositionner alors que le contrat de livraison en mars a expiré à Londres", a commenté Nick Penney, analyste chez Sucden, qui juge qu'il faut donc attendre que le calme revienne sur le marché.

A moyen terme, le marché est partagé entre une offre très abondante de sucre et la possibilité que la hausse des cours de l'essence pousse les industriels à transformer la canne à sucre brésilienne en éthanol, ce qui limiterait l'offre du premier producteur mondial.

Sur le Liffe de Londres, la tonne de ROBUSTA pour livraison en mai valait 1.768 dollars vendredi à 15H40 GMT, contre 1.775 dollars le vendredi précédent à 16H10 GMT. Sur l'ICE Futures US de New York, la livre d'ARABICA pour livraison en mai valait 122,20 cents, contre 122,95 cents sept jours auparavant mais pour livraison en mars.

A Londres, la tonne de SUCRE BLANC pour livraison en mai valait 356,70 dollars, contre 361,90 dollars le vendredi précédent. A New York, la livre de SUCRE BRUT pour livraison en mai valait 13,29 cents, contre 13,83 cents sept jours auparavant mais pour livraison en mars.

A Londres, la tonne de CACAO pour livraison en mai valait 1.513 livres sterling, contre 1.479 livres sterling le vendredi précédent. A New York, la tonne pour livraison en mai valait 2.154 dollars, contre 2.011 dollars sept jours plus tôt mais pour livraison en mars.

Londres, 16 fév 2018 (AFP)


L'euro continue de plomber le colza européen

Les cours du colza européen étaient toujours en recul, vendredi en milieu de journée, pénalisé tant par la hausse de l'euro face au dollar que par la pression sur les autres oléagineux.

"Le colza est pénalisé par le repli des huiles de soja comme de Canola (colza OGM canadien). La fermeté des cours des tourteaux incite les industriels à triturer, pénalisant de ce fait le marché des huiles déjà bien approvisionné", indique le cabinet Agritel dans une note.

Vers 13H12 (12H15 GMT) sur Euronext, la tonne de colza reculait de 1,75 euro sur l'échéance de mai, à 347,75 euros, et de 1,25 euro sur celle d'août, à 346 euros, pour moins de 1.500 lots échangés.

Sur le marché physique, les prix des tourteaux de soja étaient en hausse, tandis que ceux des huiles évoluaient en baisse. Les tourteaux de colza étaient stables.

Paris, 16 fév 2018 (AFP)


La hausse de l'euro pèse sur le blé européen

Les cours du blé européen étaient en baisse, vendredi en milieu de journée sur Euronext, alors que l'euro évoluait à ses plus hauts niveaux en plus de trois ans face au billet vert.

"Inutile de préciser que" la hausse de l'euro "n'aide pas à notre compétitivité à l'export, déjà bien mise à mal par la compétition des blés argentins, notamment sur nos marchés dits traditionnels", a indiqué le cabinet Agritel dans une note.

Vers 12H50 (11H50 GMT) sur Euronext, la tonne de blé reculait de 0,75 euro sur l'échéance de mars à 159,50 euros et 0,25 euro sur celle de mai à 161,25 euros, pour un peu moins de 15.000 lots échangés.

La tonne de maïs gagnait 0,25 euro sur l'échéance de mars à 154 euros ainsi que sur celle de juin à 160,50 euros, pour moins de 350 lots échangés.

Sur le marché physique, les prix des blés et des orges ont de nouveau nettement grimpé cette semaine.

etr/tq/jpr

EURONEXT

Paris, 16 fév 2018 (AFP)


Facilités bancaires et désillusions pour les jeunes ruraux qui s'installent

"Un prêt à 400.000 euros et une vie au RSA", résume un producteur laitier de Mayenne. Comme une grande majorité de jeunes ruraux, l'éleveur a rencontré peu d'obstacles à l'obtention d'un crédit à l'installation, basé sur des prévisions déconnectées de la réalité avec l'assentiment des acteurs de la filière.

"Quand on est jeune, on ne sait pas tout, on est content de s'installer et donc on signe", explique Marc (prénom modifié), qui avait 26 ans lorsqu'il a contracté son emprunt bancaire.

Sous le poids des dettes, le jeune père de famille a fait une tentative de suicide deux ans après son installation: "J'avais l'impression que pour m'en sortir c'était ma seule solution".

Une assistante sociale l'a mis en contact avec Solidarité Paysans qui l'accompagne dans ses démarches auprès des créanciers. L'association suit 53 familles en difficulté en Mayenne, dont 23 nouvelles en 2017.

Si l'agriculteur reconnaît sa part de responsabilité - "je me suis installé trop vite, j'ai acheté trop de vaches" -, il regrette de ne pas avoir été bien aiguillé: "J'ai eu les aides, j'ai mis un prix potentiel, on ne m'a rien demandé, du moment que la banque disait +oui+". Si c'était à refaire, je ne m'installerais pas. Maintenant, je subis", soupire l'éleveur qui possède 55 vaches laitières.

En 2011, lors de son installation près de Laval, il obtient 12.000 euros en dotation jeune agriculteur (DJA). Cette aide en trésorerie destinée au démarrage de l'activité varie de 8.000 à 30.000 €, selon la zone. Marc a également bénéficié d'un prêt bonifié de 2,5%.

"Un des particularités du monde paysan, c'est que les dossiers d'installation sont instruits par la profession. Les études d'installation ne reflètent pas forcément la réalité économique du moment. Elles n'ont pour vocation que de permettre l'installation et donc d'autoriser la banque à débloquer des fonds", explique Patrick Bougeard, président du réseau national Solidarité Paysans.

99,9% des dossiers sont approuvés par la Commission départementale d'orientation agricole (CDOA) où sont représentés syndicats, banques et administration publique, explique l'un des membres de la commission qui opère en Bretagne.

- Incapacité de remboursement -

Alors que le secteur agricole est en proie à des difficultés, le nouveau venu trouvera également les portes grandes ouvertes du côté des banques: "Aujourd'hui, tout jeune agriculteur porteur d'un projet est financé, on a une part de refus assez faible", confirme Laurence Corman, responsable du marché de l'agriculture au Crédit Agricole en Bretagne. Elle assure que la banque effectue sa propre étude en se basant sur une moyenne des prix agricoles des deux dernières années.

Laurent B., producteur bovin breton, n'a "jamais réussi à tirer un revenu de sa production". La dotation jeune agriculteur lui permet de "sortir de l'eau" mais l'agriculteur de 23 ans ne parvient pas à rembourser son emprunt de 160.000 euros. "Je connaissais les risques mais on a envie de tenter sa chance quand même", admet-il.

Du côté de Solidarité Paysans, on regrette que "la profession en règle générale ne fa(sse) pas son boulot. Ils devraient être beaucoup plus prudents dans la manière dont ils accompagnent les paysans".

"On finit par s'autoconvaincre que la situation dans laquelle on s'installe ne posera pas de problème mais on se met un voile noir sur la réalité", assure Patrick Bougeard, le président de l'association.

Les crises dans les filières porcine, volaille mais surtout laitière de 2008 et 2015, s'ajoutant à la fin des quotas, ont laissé sur le carreau de nombreux jeunes installés.

-'Mythe du paysan solidaire'-

"Avec des prévisions à 320 euros les 1.000 litres alors que le prix tombe à 270, vous vous ramassez la crise de plein fouet", estime M. Bougeard. "La banque récupère ses garanties. Pour ces gens-là, le paysan est d'abord un client, il faut aussi démystifier le mythe du (monde) paysan solidaire où tout le monde tire dans le même sens".

Néanmoins, "si vous comparez le monde professionnel avec le monde de l'agriculture, en termes de dépôts de bilan, cela reste très faible", tempère Roger Andrieu, président du Crédit Agricole en Bretagne. "Ce qui ne veut pas dire que la situation n'est pas compliquée à vivre pour les personnes ayant des difficultés de trésorerie", dit-il.

Le taux de maintien des nouveaux agriculteurs après cinq années s'élève à plus de 86%, selon la Mutualité sociale agricole (MSA). Mais près de 30 % des exploitants agricoles avaient en 2016 un revenu inférieur à 350 € par mois et 20% étaient en déficit.

"La difficulté par rapport à l'endettement, c'est que les tailles des exploitations sont de plus en plus grandes. Passer de 500.000 litres de lait à 1 million ne se fait pas d'un coup de baguette magique, il peut y avoir un temps long, sans compter le facteur sanitaire, météorologique", analyse M. Andrieu du Crédit Agricole.

"On est en train de changer d'approche, avec plus de proximité. Des agents se rendent auprès des agriculteurs pour faire un bilan dès six mois. On l'a moins fait par le passé parce que cela cognait moins dur. Avec la volatilité des prix, le marché est devenu international", explique Laurence Corman.

Sur le terrain, les bénévoles de Solidarité Paysans tentent une nouvelle approche auprès des jeunes en intervenant dans les lycées agricoles. Mais "le discours qu'on tient n'est pas audible car cela pourrait remettre en cause leur installation", regrettent-ils.

we/jlv/phc/dga

CREDIT AGRICOLE

Rennes, 16 fév 2018 (AFP)


Zones défavorisées: "frustration" dans les Deux-Sèvres après une rencontre au ministère de l'Agriculture

Les agriculteurs des Deux-Sèvres ont fait part vendredi de leur "grande frustration" après une rencontre la veille avec des responsables du ministère de l'Agriculture sur la réforme de la carte des zones défavorisées, dont le département sera quasi-exclu.

"Nous n'avons eu qu'une confirmation: la quasi-sortie des Deux-Sèvres des zones défavorisées", qui donnent accès à d'importantes aides européennes, a dit à l'AFP Alain Chabauty, président de la FDSEA pour ce département, qui participait à la réunion.

"C'est une grosse déception, une grosse frustration car l'Etat n'a pas réfléchi à une sortie financière pour les agriculteurs. Ils ne sont pas du tout conscients des impacts sur un département comme le nôtre", a-t-il ajouté, dénonçant "l'amateurisme" du gouvernement.

A l'annonce de l'issue de cette réunion, des éleveurs en colère, dont l'aide représente pour certains la moitié des revenus, ont déversé jeudi soir du lisier sur la façade et dans la cour de la préfecture à Niort, ou devant le centre des impôts à Parthenay et Bressuire. Après avoir bloqué des tronçons d'autoroute pendant trois jours, ils maintenaient vendredi des barrages sur des routes secondaires.

"Sur 1.137 exploitations qui bénéficiaient de ces aides dans le département, on va perdre environ 1.000 exploitants", a souligné le responsable syndical.

L'UE a demandé à ses membres d'actualiser cette carte des zones défavorisées (en raison du sol, du climat, de la mauvaise productivité, etc.) établie dans les années 70 pour distribuer des aides, qui bénéficient quasi-exclusivement aux éleveurs, comme dans les Deux-Sèvres, zone d'élevage bovin.

Pour accompagner cette sortie, l'Etat prévoit le versement de 80% de l'aide la première année, puis 20% la suivante. "C'est trop brutal, dit Alain Chabauty, nous demandons une sortie sur au moins quatre ou cinq ans. On va faire en sorte que la France se batte à Bruxelles" pour obtenir de meilleures compensations.

Bordeaux, 16 fév 2018 (AFP)


Huile de palme: l'Indonésie pousse l'UE à adoucir ses normes (documents)

L'Indonésie, premier producteur mondial d'huile de palme, pousse l'Union européenne à abandonner l'application de normes environnementales strictes pour cette industrie accusée de contribuer à la déforestation, selon des documents obtenus par l'AFP.

Jakarta demande à l'UE d'appliquer les normes indonésiennes de développement durable -- en dépit des préoccupations sérieuses quant à leur crédibilité -- plutôt que la certification européenne plus stricte, proposée en avril dernier, selon ces documents. Ils sont estampillés "non destinés à la publication" et pour distribution seulement pour "le besoin de savoir".

L'UE et l'Indonésie, première économie d'Asie du Sud-Est, sont actuellement dans un cycle de négociations commerciales avec des échanges évalués à quelque 35 milliards de dollars (28 milliards d'euros) par an. Un quatrième et peut-être dernier cycle touchant à de nombreux domaines englobant aussi les investissements et la propriété intellectuelle doit s'ouvrir lundi.

Chaque année en Indonésie, les incendies de forêts allumés pour l'essentiel illégalement afin de défricher et de fertiliser des terres pour accroître notamment les plantations d'huiles de palme détruisent des centaines de milliers de hectares.

Seule une minorité de plantations respectent actuellement les normes locales relativement souples pour l'exploitation de l'huile de palme, un secteur stratégique en Indonésie, qui contribue largement aux exportations.

Par ailleurs, l'Indonésie et la Malaisie, pays voisin lui aussi grand producteur mondial d'huile de palme, ont protesté récemment contre un projet du Parlement européen visant à interdire cette huile dans les biocarburants à partir de 2021.

Les deux pays au climat tropical affirment qu'une telle interdiction aurait de graves répercussions sur des communautés rurales qui vivent de l'exploitation de l'huile de palme.

Celle-ci est présente dans de nombreux produits -- des biscuits aux cosmétiques en passant par le biocarburants -- et sa production contribue à la déforestation des zones tropicales, menaçant des espèces comme le tigre de Sumatra et l'orang-outan.

Outre les normes, l'Indonésie demande aussi à l'UE de prendre des mesures visant à mettre fin aux messages sur l'huile de palme jugés "négatifs" par Jakarta, et aux campagnes contenant des informations "fallacieuses" sur "la santé et/ou l'environnement".

L'utilisation de l'huile de palme dans des secteurs comme la nourriture ou les cosmétiques a déjà diminué en Europe, notamment du fait de la pression de groupes écologistes sur les grandes entreprises, mais elle a augmenté dans le domaine des biocarburants.

Interrogés sur les informations contenues dans ces documents, le ministère indonésien du Commerce et des représentants de l'UE se sont refusés à tout commentaire.

Jakarta, 16 fév 2018 (AFP)


Découvrez nos outils Vital Concept pour faire le bon choix !
outils pour solutions CMV adaptées

Outil complet pour vous aider à choisir les solutions CMV adaptées aux besoins de votre élevage

outils pour variétés semences

L'outil calcule le quantitatif à prévoir par variété et le budget « semences » par Ha de votre sélection.

outil pour choix filtres tracteurs

Application gratuite conçue pour vous aider dans le choix précis de vos filtres.

choix de variétés semences fourrageres

Outil d’aide aux choix des variétés de semences fourragères